9 Choc et collapsus

6 CHOC ET COLLAPSUS

Choc = défaillance circulatoire majeure avec souffrance tissulaire mettant en jeux le pronostic vital

Collapsus = défaillance circulatoire résultant d’un déséquilibre entre le système circulatoire et le volume liquidien intra vasculaire

choc = collapsus + souffrance cellulaire

le système cardiovasculaire dépend de : la pompe cardiaque, la volémie, la capacité du lit vasculaire

la pression artérielle (P) = Q x R, Q = VES x FC => P = VES x FC x R

lors du collapsus il y’a chute de la TA

le choc compensé :

stimulation des R alpha => vasoconstriction => augmentation des R

stimulation des R beta => augmentation de la FC + inotropisme + => augmentation du débit cardiaque

vasoconstriction prédomine dans les territoires splanchniques et cutanés

Début d’hypoxie tissulaire + acidose métabolique + hyperglycémie (glucose non dégradé)

choc décompensé

effondrement du débit cardiaque

stase capillaire + détérioration de la paroi des capillaires (œdème)

formation de mico agrégats dans les capillaires (CIVD)

rein : oligoanurie (diminution du débit rénal et de la FG)

foie : nécrose centro-lobulaire

cerveau et cœur : longtemps protégés

Etiologies :

Choc hypovolémique :

baisse importante de la volémie

PVC < 3cm Hg (normale = 3 à Hg)

Choc vasculaire (vasoplégique)

vasodilatation périphérique => diminution du retour veineux

se voit au cours de choc endotoxinique, choc anaphylactique

la PVC est basse

Choc cardiogénique

par défaillance de la pompe cardiaque par défaut d’éjection ou défaut de remplissage

la PVC est élevée

causes :

IDM

IDM du VD

Embolie pulmonaire massive

Troubles du rythme : TV, FV, BAV

Insuffisances valvulaires aigues

Tamponnade cardiaque

Dissection aortique

Cardiomyopathie au stade ultime

Clinique :

sueurs profuses, extrémités froides pâles cyanosées, marbrures

oligurie < 20cc/h

polypnée superficielle > 20c/min

Signes neurologiques retardés (agitation, agressivité, troubles de la conscience…)

A ne pas confondre avec un choc vagal : associe nausées vomissement, bradycardie sinusale ou BAV, extrémités chaudes

Traitement

mesures de réanimations

bilan initial (Rx, ECG, groupage, NFS, urée, enzymes cardiaques…)

armes thérapeutiques :

dopamine :

possède des propriétés alpha et beta

action spécifique sur le territoire splanchnique et rénale

à faible doses (1 à 10 gamma/kg/min) elle augmente l’inotropisme

à plus forte dose elle entraine une vasoconstriction périphérique

dobutamine :

effets inotropes sans effets chonotopes ni sur la résistance vasculaire

isoprenaline :

beta inotrope +

utilisation limité en raison de l’importante tachycardie et vasoconstriction qu’elle induit

diurétiques d’action rapide : lorsque la précharge augmente sur cœur défaillant

liquides de remplissage : macromolécules, sang totale, plasma

vasodilatateurs injectables : pour réduire la précharge (lenitral), la postcharge (regitine), les deux (nipride)

indications

choc hypovolémique :

le remplissage seul suffit avec surveillance de la PVC,

l’usage de drogues vaso-actives est exceptionnel

choc infectieux :

remplissage + drogues vaso-actives + ATB

choc cardiogénique :

drogues vaso-actives + lenitral à la seringue électrique + diurétiques + anticoagulants

contre pulsion par ballonet intra-aortique si échec du traitement médical

en cas de TV, FV : CEE

BAV : isuprel (8amp dans 500cc de SGI), monté de sonde d’électro-entrainement

Insuffisance valvulaire aigue : drogues vaso-actives + DN + digitaliques, chirurgie en urgence

Tamponnade : ponction péricardique

Embolie pulmonaire : thrombolyse relai héparine + isuprel, traitement chirurgical (emboléctomie)

6 CHOC ET COLLAPSUS

Choc = défaillance circulatoire majeure avec souffrance tissulaire mettant en jeux le pronostic vital

Collapsus = défaillance circulatoire résultant d’un déséquilibre entre le système circulatoire et le volume liquidien intra vasculaire

choc = collapsus + souffrance cellulaire

le système cardiovasculaire dépend de : la pompe cardiaque, la volémie, la capacité du lit vasculaire

la pression artérielle (P) = Q x R, Q = VES x FC => P = VES x FC x R

lors du collapsus il y’a chute de la TA

le choc compensé :

stimulation des R alpha => vasoconstriction => augmentation des R

stimulation des R beta => augmentation de la FC + inotropisme + => augmentation du débit cardiaque

vasoconstriction prédomine dans les territoires splanchniques et cutanés

Début d’hypoxie tissulaire + acidose métabolique + hyperglycémie (glucose non dégradé)

choc décompensé

effondrement du débit cardiaque

stase capillaire + détérioration de la paroi des capillaires (œdème)

formation de mico agrégats dans les capillaires (CIVD)

rein : oligoanurie (diminution du débit rénal et de la FG)

foie : nécrose centro-lobulaire

cerveau et cœur : longtemps protégés

Etiologies :

Choc hypovolémique :

baisse importante de la volémie

PVC < 3cm Hg (normale = 3 à Hg)

Choc vasculaire (vasoplégique)

vasodilatation périphérique => diminution du retour veineux

se voit au cours de choc endotoxinique, choc anaphylactique

la PVC est basse

Choc cardiogénique

par défaillance de la pompe cardiaque par défaut d’éjection ou défaut de remplissage

la PVC est élevée

causes :

IDM

IDM du VD

Embolie pulmonaire massive

Troubles du rythme : TV, FV, BAV

Insuffisances valvulaires aigues

Tamponnade cardiaque

Dissection aortique

Cardiomyopathie au stade ultime

Clinique :

sueurs profuses, extrémités froides pâles cyanosées, marbrures

oligurie < 20cc/h

polypnée superficielle > 20c/min

Signes neurologiques retardés (agitation, agressivité, troubles de la conscience…)

A ne pas confondre avec un choc vagal : associe nausées vomissement, bradycardie sinusale ou BAV, extrémités chaudes

Traitement

mesures de réanimations

bilan initial (Rx, ECG, groupage, NFS, urée, enzymes cardiaques…)

armes thérapeutiques :

dopamine :

possède des propriétés alpha et beta

action spécifique sur le territoire splanchnique et rénale

à faible doses (1 à 10 gamma/kg/min) elle augmente l’inotropisme

à plus forte dose elle entraine une vasoconstriction périphérique

dobutamine :

effets inotropes sans effets chonotopes ni sur la résistance vasculaire

isoprenaline :

beta inotrope +

utilisation limité en raison de l’importante tachycardie et vasoconstriction qu’elle induit

diurétiques d’action rapide : lorsque la précharge augmente sur cœur défaillant

liquides de remplissage : macromolécules, sang totale, plasma

vasodilatateurs injectables : pour réduire la précharge (lenitral), la postcharge (regitine), les deux (nipride)

indications

choc hypovolémique :

le remplissage seul suffit avec surveillance de la PVC,

l’usage de drogues vaso-actives est exceptionnel

choc infectieux :

remplissage + drogues vaso-actives + ATB

choc cardiogénique :

drogues vaso-actives + lenitral à la seringue électrique + diurétiques + anticoagulants

contre pulsion par ballonet intra-aortique si échec du traitement médical

en cas de TV, FV : CEE

BAV : isuprel (8amp dans 500cc de SGI), monté de sonde d’électro-entrainement

Insuffisance valvulaire aigue : drogues vaso-actives + DN + digitaliques, chirurgie en urgence

Tamponnade : ponction péricardique

Embolie pulmonaire : thrombolyse relai héparine + isuprel, traitement chirurgical (emboléctomie)